
Kinshasa, 15 septembre 2026
RDC Pass, l’identifiant numérique de la République démocratique du Congo, franchit une nouvelle étape. La formation de sa première cohorte de 50 agents terrain a été lancée ce mardi à Kinshasa, sous le signe de la confiance, de l’inclusion et de la redevabilité.
Président du conseil d’administration de Tridentity RDC SAS, George Arthur Forrest a placé la relation avec les citoyens au cœur de son intervention. Pour lui, RDC Pass ne doit pas être réduit à un projet technologique, mais devenir un instrument de souveraineté et de modernisation de l’État.
Cette ambition, estime-t-il, s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en matière de transformation numérique. L’objectif est notamment de disposer d’un identifiant numérique fiable susceptible de faciliter progressivement l’accès aux services et aux opportunités économiques.

« La confiance ne se décrète pas : elle se mérite »
George Arthur Forrest a insisté sur quatre exigences : gouvernance, confiance, inclusion et redevabilité. Il appelle à des responsabilités clairement définies, des procédures rigoureuses, des contrôles indépendants et une coordination institutionnelle.
« La confiance ne se décrète pas : elle se mérite », a-t-il déclaré, soulignant que les citoyens doivent comprendre pourquoi leurs données sont recueillies, comment elles sont utilisées et qui peut y accéder.
Le PCA de Tridentity RDC SAS estime également que l’identification numérique ne doit devenir ni un outil de surveillance arbitraire ni un facteur d’exclusion.
« Aucun Congolais ne doit être laissé de côté »
Les 50 premiers agents auront un rôle déterminant dans cette phase de déploiement. Ils devront expliquer le dispositif, répondre aux interrogations et accompagner les populations, notamment celles qui sont moins familières avec les outils numériques.
« Aucun Congolais ne doit être laissé de côté », a insisté George Arthur Forrest, appelant à rapprocher RDC Pass des populations jusque dans les territoires et les villages.
Sur le plan économique, il estime qu’un identifiant numérique fiable pourrait faciliter certaines démarches, notamment l’ouverture d’un compte bancaire, la vérification des clients, l’accès au crédit ou encore la création d’entreprise.
Il plaide également pour le transfert de compétences par les partenaires technologiques, afin que le développement de RDC Pass contribue à renforcer durablement le savoir-faire congolais.
Pour George Arthur Forrest, la redevabilité devra enfin accompagner le projet, à travers la transparence sur les moyens engagés, les résultats, les difficultés et les corrections apportées.
Avec cette première cohorte, RDC Pass entre ainsi dans une phase où sa crédibilité se jouera désormais au contact des citoyens.
Gary Ngali.