Kinshasa, le 30 septembre 2026

Le député national Paul Babangu propose une stratégie articulée autour de trois leviers pour lutter contre les ADF/MTM dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo. Sa démarche repose sur le renseignement militaire, les opérations militaires ainsi que la justice et la pénitentiaire.‎‎

Selon cette proposition, l’éradication durable des ADF ne devrait pas reposer uniquement sur les opérations militaires, mais également sur la neutralisation de leurs réseaux de financement, d’approvisionnement et de soutien.‎‎

Assécher les sources de financement‎‎

Dans le volet consacré au renseignement militaire, Paul Babangu préconise notamment l’assèchement financier des réseaux liés aux ADF, avec une attention particulière portée au Mobile Money et au trafic des minerais.

‎‎Il propose également l’infiltration des réseaux d’apport ainsi que le démantèlement des complicités internes, considérées dans cette stratégie comme des éléments permettant aux groupes armés de maintenir leurs capacités opérationnelles.

‎Renforcer la présence militaire‎‎Le deuxième axe concerne les opérations militaires. La proposition met l’accent sur l’utilisation des forces spéciales, notamment à travers des raids héliportés, mais aussi sur l’occupation permanente des bastions repris aux groupes armés.

‎‎Le contrôle continu des axes stratégiques, notamment la RN4, figure également parmi les mesures avancées. L’objectif affiché est de passer d’une logique de simple patrouille à une présence militaire permanente sur les zones libérées.

‎‎La stratégie évoque, dans ce cadre, l’action de forces conjointes FARDC-UPDF.‎‎

Accélérer la réponse judiciaire

‎‎Le troisième levier concerne la justice et le système pénitentiaire. Le député propose des jugements rapides, la fin de l’impunité pour les complices ainsi qu’un dispositif de déradicalisation et de réinsertion sous condition.‎‎

Cette approche vise notamment à s’attaquer à la chaîne logistique et aux réseaux de soutien, aussi bien civils que militaires, par un traitement pénal systématique.

‎‎« La clé de la réussite : l’action conjointe »

Pour Paul Babangu, ces trois dimensions doivent fonctionner de manière coordonnée. Le renseignement devrait permettre de couper les financements et l’accès aux recrues, les opérations militaires d’assurer le contrôle durable du terrain et la justice de traiter les personnes impliquées dans les réseaux de soutien.‎‎

La stratégie présentée résume ainsi l’approche en trois étapes : renseignement pour couper les vivres, opérations pour contrôler le terrain et justice pour neutraliser la chaîne des complicités.‎‎

Cette proposition place donc l’action conjointe entre renseignement, forces militaires et justice au centre de la lutte contre les ADF dans le Nord-Ouest de la RDC.‎

GARY NGALI

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