
L’ambassadeur PCA Jean-Thierry Monsenepwo s’en est vivement pris à la plateforme « Sauvons le Congo » et à l’ancien vice-Premier ministre José Makila, les accusant de diffuser des contrevérités au sujet des échanges de Bujumbura consacrés à la recherche de solutions pour la crise dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration, Jean-Thierry Monsenepwo rejette les affirmations faisant état d’un prétendu boycott de ces échanges par la plateforme « Sauvons le Congo ». Selon lui, la véritable question demeure de savoir si cette plateforme avait effectivement été invitée à prendre part aux discussions.
« La seule question qui dérange, celle qu’ils fuient comme la peste, est celle-ci : la plateforme « Sauvons le Congo » a-t-elle seulement été invitée à ces échanges ? », s’interroge-t-il.
L’ambassadeur soutient par ailleurs que plusieurs éléments publics alimentent les accusations de liens entre l’ancien président Joseph Kabila et l’AFC-M23. Il évoque notamment les rapports des experts des Nations unies, les déclarations du président rwandais Paul Kagame ainsi que celles de Moïse Nyarugabo, présenté comme l’un des responsables des Twirwaneho.
Dans un ton particulièrement ferme, Jean-Thierry Monsenepwo appelle les acteurs politiques à éviter, selon lui, les « manœuvres de diversion » et estime que l’opinion congolaise mérite des explications claires sur les enjeux de la crise sécuritaire.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour des initiatives diplomatiques régionales visant à favoriser un dialogue entre les différentes parties concernées par le conflit dans l’est de la RDC.
Gary NNgali