
Pour le député national réélu du territoire d’Irumu et président du conseil d’administration de la CNSS, Paul Babangu Wababu, la séquence politique actuelle met en lumière ce qu’il considère comme une contradiction au sein d’une partie de l’opposition congolaise. Malgré ses contre-performances électorales lors des derniers scrutins, celle-ci chercherait, selon lui, à peser sur le débat national en s’appuyant sur la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo.
L’élu estime que le président Félix Antoine Tshisekedi a fait preuve d’ouverture en accueillant favorablement l’initiative d’un dialogue structuré portée par la CENCO et les autres confessions religieuses. À ses yeux, cette démarche traduit une volonté de privilégier la concertation face aux défis que traverse le pays.
En revanche, Paul Babangu Wababu juge que certaines composantes de l’opposition répondent à cette initiative par des exigences qu’il qualifie de surenchère politique, multipliant les ultimatums et les conditions préalables au dialogue.
Le député met ainsi en garde contre une éventuelle réintégration de ces acteurs au sein des institutions dans le cadre du processus de dialogue. Selon lui, une telle option constituerait une erreur stratégique susceptible d’affaiblir l’action des pouvoirs publics.
À l’en croire, des acteurs dépourvus de représentativité électorale pourraient être davantage animés par une logique d’obstruction que par une volonté de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. Une telle configuration risquerait, selon lui, de fragiliser la dynamique de l’Union Sacrée et, au-delà, la stabilité des institutions de la République.