Dans une nouvelle tribune consacrée au bilan de Félix-Antoine Tshisekedi, l’ambassadeur et président du conseil d’administration Jean-Thierry Monsenepwo met en avant la résilience de l’économie congolaise ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures à travers la République démocratique du Congo.

Intitulée « Félix Tshisekedi : le bâtisseur en béton », cette déclaration, publiée le 10 juillet 2026, présente les routes, les ouvrages énergétiques, les aéroports et les infrastructures universitaires comme des marqueurs de l’action du chef de l’État.

Sur le plan économique, Jean-Thierry Monsenepwo estime que la RDC a fait preuve de résilience malgré la persistance de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Il s’appuie notamment sur les projections du Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit, selon lui, une croissance de 5,9 % en 2026.

Il évoque également le niveau des réserves internationales, estimées à environ 8,8 milliards de dollars à fin mars 2026, ainsi que la maîtrise de l’inflation relevée par la Banque mondiale.

Pour le PCA, ces indicateurs témoignent de la capacité de l’économie congolaise à absorber les effets de la guerre, l’augmentation des dépenses sécuritaires et les difficultés du contexte économique international.

Les infrastructures comme levier de développement

Au-delà des données macroéconomiques, Jean-Thierry Monsenepwo place les infrastructures au centre de sa lecture du bilan de Félix Tshisekedi.

Il cite notamment l’émission d’un Eurobond de 1,25 milliard de dollars, présentée comme une première pour la RDC sur les marchés financiers internationaux. Selon lui, l’opération aurait suscité un intérêt supérieur au montant recherché.

Ces financements doivent notamment contribuer à la réalisation de projets structurants dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des transports. Le barrage hydroélectrique de Grand Katende figure parmi les ouvrages évoqués.

La RN1, un axe stratégique

La Route nationale numéro 1 (RN1) occupe une place importante dans la tribune. Longue d’environ 3 300 kilomètres, elle est présentée comme un axe stratégique devant contribuer à relier plusieurs régions du pays, de Moanda, dans le Kongo-Central, jusqu’à Sakania, dans le Haut-Katanga, à la frontière avec la Zambie.

Jean-Thierry Monsenepwo cite notamment la liaison Mbuji-Mayi–Nguba, longue d’environ 850 kilomètres, ainsi que le projet de connexion Mbuji-Mayi–Bukavu, estimé à près de 1 030 kilomètres.

Il évoque également la construction d’un pont d’environ 714 mètres sur le fleuve Lualaba, destiné à améliorer la liaison entre le Maniema et la Lomami.

Désenclavement du centre et du nord

La RN7 est également présentée comme un axe important dans la stratégie de désenclavement territorial. Longue d’environ 1 229 kilomètres, elle devrait, selon les éléments avancés dans la tribune, renforcer les connexions entre plusieurs localités du centre du pays et le nord, notamment en direction de Kisangani.

L’auteur mentionne les études conduites avec l’appui du Bureau central de coordination (BCeCo), ainsi que les perspectives de lancement des appels d’offres.

Dans le Sankuru, il cite également les travaux de construction de l’aéroport de Lodja et les projets de modernisation de Lumumbaville.« Une route, finalement, c’est l’économie qui circule et l’État qui se déploie », écrit Jean-Thierry Monsenepwo.

Selon cette logique, l’amélioration du réseau routier doit faciliter l’acheminement des productions agricoles vers les marchés, réduire les coûts de transport et renforcer les échanges entre les provinces.

Kinshasa au cœur des travaux

La capitale congolaise occupe également une place importante dans cette analyse.

Jean-Thierry Monsenepwo décrit Kinshasa comme un « chantier à ciel ouvert », en référence aux travaux de bétonnage et de modernisation de plusieurs artères.

Il cite notamment le nouvel axe routier dans la continuité du boulevard Triomphal, appelé à porter le nom de boulevard Étienne Tshisekedi, ainsi que les travaux des rocades de Kinshasa, sur environ 73 kilomètres.

Ces infrastructures doivent notamment relier plusieurs zones de la capitale, dont Lutendele, Mitendi et la zone de N’djili-Brasserie. Plusieurs ouvrages d’art, parmi lesquels trois grands ponts, sont également mentionnés dans la tribune.

Pour l’auteur, ces investissements doivent contribuer à améliorer la mobilité et l’accès aux infrastructures routières dans la capitale.

Universités et aéroports également concernés

La politique d’infrastructures évoquée dans la tribune ne se limite pas au réseau routier.

Jean-Thierry Monsenepwo cite également la construction et la modernisation de plusieurs sites universitaires, comprenant notamment des auditoires et des résidences pour étudiants. Il affirme que 16 sites universitaires sont actuellement en chantier, tandis que d’autres ont déjà été inaugurés.

Dans le secteur aéroportuaire, plusieurs plateformes sont citées, notamment Mbuji-Mayi/Bipemba, Kisangani/Bangboka, Boende, Bunia, Bukavu/Kavumu, Kindu et Kinshasa/N’djili.

Lubumbashi/Luano figure également parmi les infrastructures mentionnées, alors que son processus de modernisation avait été lancé par Félix Tshisekedi en avril 2025.

Vers une meilleure connexion des bassins de production

À travers ces différents projets, Jean-Thierry Monsenepwo défend l’idée d’une RDC davantage connectée sur le plan territorial et économique.

Il estime que les infrastructures doivent notamment permettre de renforcer les liaisons entre Moanda et Kinshasa, entre la capitale et les provinces du Kasaï, mais aussi entre le Kasaï et le Katanga.

L’enjeu, selon lui, dépasse les grandes agglomérations. Il s’agit également de faciliter l’accès des zones de production agricole aux principaux centres de consommation.

Dans cette perspective, les infrastructures sont présentées comme un instrument de développement économique, d’intégration territoriale et de renforcement de la souveraineté nationale.

« Le Congo est en chantier », conclut Jean-Thierry Monsenepwo, qui attribue ainsi à Félix Tshisekedi une politique fortement axée sur les grands travaux et la transformation des infrastructures à travers le pays.

Gary Ngali

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