À l’approche de l’interdiction annoncée des baleinières en bois, prévue pour le 15 novembre 2026, Richard Ntaka appelle à la mise en place de sociétés coopératives de transport lacustre et fluvial. Ce consultant en développement rural propose notamment la création d’une Société coopérative de transport fluvial (SOCOTRAF).

‎‎Richard Ntaka, consultant en développement rural et promoteur d’une société de développement résidant en Grande-Bretagne, salue l’attention portée par le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba aux difficultés rencontrées par les usagers du transport lacustre et fluvial en République démocratique du Congo.

‎‎Originaire du lac Mai-Ndombe, il estime que l’interdiction annoncée des baleinières en bois à partir du 15 novembre 2026 doit s’accompagner de mesures concrètes pour assurer la sécurité des passagers et préserver le transport des personnes et des marchandises.

Dans cette perspective, Richard Ntaka préconise la création de sociétés coopératives de transport, en s’inspirant notamment du modèle du Community Transport en Grande-Bretagne. Cette approche vise, selon lui, à favoriser une organisation plus structurée du secteur, tout en tenant compte des réalités économiques et sociales des populations qui dépendent des voies navigables.‎‎

Quatre axes pour assurer la transition‎‎La proposition de Richard Ntaka repose sur quatre axes prioritaires. Le premier consiste à remplacer progressivement les embarcations en bois par des bateaux coopératifs répondant aux normes de sécurité.

‎‎Le deuxième axe porte sur la formation et la professionnalisation des pilotes et des équipages, afin de renforcer les capacités des acteurs du secteur et d’améliorer la sécurité de la navigation.

‎‎Le troisième vise à organiser les principaux corridors de transport au sein de structures coopératives, tandis que le quatrième consiste à garantir la continuité du transport des personnes et des marchandises après le 15 novembre 2026.‎‎

Pour ce consultant, cette démarche permettrait d’accompagner la transition vers des embarcations plus sûres sans négliger les besoins des communautés riveraines, pour lesquelles le transport fluvial constitue un moyen essentiel de déplacement et d’approvisionnement.

La SOCOTRAF, une proposition adressée au chef de l’État‎‎

Au-delà de la création de coopératives, Richard Ntaka appelle le chef de l’État à envisager la mise en place d’une structure dénommée Société coopérative de transport fluvial (SOCOTRAF).‎‎

À travers cette proposition, il plaide pour une nouvelle vision du transport sur les voies navigables congolaises, fondée sur une meilleure organisation des activités, le renouvellement progressif des embarcations et la professionnalisation des équipages.‎‎

La mise en œuvre d’une telle initiative nécessiterait toutefois de préciser son statut juridique, son mode de gouvernance, ses mécanismes de financement ainsi que les modalités de participation des opérateurs et des communautés concernées.‎‎

Alors que l’échéance du 15 novembre 2026 approche, la proposition de Richard Ntaka pose ainsi la question des alternatives à mettre en place pour concilier les exigences de sécurité et la continuité du transport lacustre et fluvial en RDC.

Pour approfondir cette proposition :

Richard Ntaka, Consultant en développement ruralTéléphone : +44 7440 046717 / +243 856 481720

GARY NGALI

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