
L’Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo réagit au drame de Kenge, qui a coûté la vie à plusieurs hauts serviteurs de l’État, dont le lieutenant-général Joseph Mutombo, Premier Président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, Auditeur général des FARDC.
Dans une déclaration intitulée « Kenge : une blessure de plus pour notre Nation », Jean Thierry Monsenepwo présente ses condoléances au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au Conseil supérieur de la magistrature, aux Forces armées de la RDC ainsi qu’aux familles et proches de toutes les victimes.
« Il est des nouvelles devant lesquelles les mots deviennent pauvres. Le drame de Kenge est de celles-là », écrit-il.
Il estime que cette nouvelle disparition constitue une perte supplémentaire pour l’armée congolaise, rappelant le tribut payé par les Forces armées depuis plusieurs années.
« Depuis près de trente ans, notre armée paie un tribut immense. Elle donne ses fils, elle enterre ses officiers, elle porte les blessures d’une Nation qui aspire toujours à la paix », souligne-t-il.
Face à cette tragédie, Jean Thierry Monsenepwo appelle à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances et les causes exactes du drame.
« Nous réclamons une enquête approfondie, rigoureuse et transparente afin que soient établies les circonstances et les causes exactes de cette tragédie. Que toute la lumière soit faite », affirme-t-il.
En attendant les conclusions de cette enquête, il appelle également à la retenue et à la responsabilité. Il invite notamment à éviter les spéculations, les accusations sans preuves et la diffusion de rumeurs.
« Faisons confiance à notre justice et à nos institutions », écrit-il, estimant que « le temps du deuil exige le respect ; le temps de l’enquête exige la retenue ; et le temps de la vérité viendra avec les faits ».
Jean Thierry Monsenepwo appelle enfin à préserver la mémoire des personnes décédées dans ce drame.
« Que la Nation n’oublie jamais leurs noms, leur engagement et leur sacrifice », conclut-il, avant de souhaiter « paix éternelle à leurs âmes ».