
Kinshasa, 24 juillet 2026
– La Dynamique des structures des enfants des militaires et policiers de la République démocratique du Congo (DYSEMIP-RDC) a officiellement exprimé, ce vendredi à Kinshasa, sa volonté d’être associée au processus du dialogue national et inclusif initié sous l’égide du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Réunis au rond-point Forescom, les membres de cette plateforme regroupant les enfants, épouses et dépendants des militaires et policiers ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils plaident pour une représentation effective ainsi que pour la prise en compte de leurs préoccupations sociales et juridiques au sein des futures assises.
Dans leur déclaration lue devant la presse, les responsables de la DYSEMIP-RDC saluent l’initiative du dialogue national et inclusif, qu’ils considèrent comme une opportunité de consolider la paix, de renforcer la cohésion nationale et de défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
« Nous adhérons à la démarche entreprise par nos pères religieux et approuvée par le Commandant suprême pour la réconciliation nationale », indique le document.

Trois principales revendicationsLa DYSEMIP-RDC articule ses attentes autour de trois axes majeurs :
1. Une représentation au dialogue La plateforme demande à être reconnue comme un acteur à part entière de la cause nationale et non comme un simple observateur. Elle estime que les familles des militaires et policiers constituent un maillon essentiel du soutien moral des forces de défense et de sécurité, tout en étant directement exposées aux conséquences des conflits.
2. La protection des droits sociaux et juridiques La dynamique plaide pour l’application effective des textes légaux encadrant le statut des militaires des FARDC et du personnel de la Police nationale congolaise, notamment la loi n°13/005 du 15 janvier 2013 et la loi n°13/013 du 1er juin 2013.
3. Le renforcement de la protection sociale La DYSEMIP-RDC appelle également à l’amélioration du système de sécurité sociale, à une meilleure prise en charge des blessés ainsi qu’à la garantie d’une éducation gratuite pour les orphelins des militaires et policiers.
Au-delà de ces revendications, la structure insiste sur la nécessité de promouvoir la cohésion sociale, le vivre-ensemble, la justice distributive et la bonne gouvernance, considérés comme des piliers indispensables à la réussite du dialogue national.
« Qui, au prix de sa vie, peut s’offrir en holocauste si ce n’est un militaire ? », conclut la déclaration, réaffirmant l’attachement des familles des hommes en uniforme à l’unité nationale, à la paix et à la souveraineté de la RDC.
Pour rappel, la DYSEMIP-RDC regroupe plusieurs associations des enfants, épouses et dépendants des membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).