
Le Groupe d’Études des Transports (GET) réagit aux critiques visant le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, après les naufrages enregistrés sur le fleuve Congo et dans certains lacs. Dans un communiqué publié ce 7 octobre, cette structure estime que ces drames sont liés à des problèmes anciens du secteur et met en avant les réformes engagées par l’actuelle administration.
Le Groupe d’Études des Transports (GET) prend la défense de Jean-Pierre Bemba Gombo, au lendemain de plusieurs naufrages ayant suscité des réactions et des critiques à l’endroit du ministère des Transports.
Dans un communiqué officiel, le GET dénonce les critiques visant le vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement. Pour cette structure, les accidents enregistrés sur le fleuve Congo et dans certains lacs ne sont pas directement liés à la gestion actuelle du secteur.
Le GET évoque plutôt « des décennies d’abandon du secteur », estimant que les difficultés auxquelles fait face le transport fluvial sont profondément enracinées.
« Ces drames résultent de décennies d’abandon du secteur, et non de l’action actuelle du VPM, qui se bat pour redresser un secteur longtemps resté orphelin », affirme le communiqué.
Le GET cite plusieurs problèmes structurelsLe Groupe d’Études des Transports identifie plusieurs facteurs qui, selon lui, expliquent la vulnérabilité du transport fluvial en RDC.
Il cite notamment l’absence d’une politique de sécurité fluviale, la vétusté des infrastructures, la faible régulation ainsi que le manque d’équipements et de systèmes d’alerte.Pour le GET, ces problèmes sont antérieurs à l’actuelle gouvernance du ministère des Transports et nécessitent des réponses structurelles.
La structure estime ainsi indispensable de mener des études de faisabilité, de mettre en place des projets bancables consacrés à la sécurité fluviale, mais aussi d’appuyer l’adoption d’une loi-cadre et de créer un Observatoire national de la mobilité.
Une Table Ronde nationale annoncée en novembre
Le GET rappelle également l’organisation prochaine d’une Table Ronde Nationale sur la mobilité, prévue du 4 au 6 novembre 2026 sous le haut patronage du président de la République.
Cette rencontre devrait notamment porter sur la mobilité, le report modal et la réforme du cadre juridique du secteur des transports.
Selon le GET, ces assises réuniront des experts, des bailleurs de fonds et des représentants du gouvernement afin d’examiner de manière globale les difficultés du secteur et de dégager des solutions durables.
Le GET défend les actions de Bemba
Dans son communiqué, le Groupe d’Études des Transports rend par ailleurs hommage aux actions entreprises par Jean-Pierre Bemba Gombo.
Il met notamment en avant la réforme juridique du secteur, impliquant plusieurs ministères concernés par les questions de mobilité, ainsi que le secteur informel.
Le GET souligne également le renforcement de ses propres capacités, avec l’ambition d’en faire un centre national d’ingénierie capable de produire des études bancables et des projets susceptibles d’être financés.
La structure affirme enfin défendre la valorisation du bassin du Congo tout en reconnaissant la nécessité de gérer la crise fluviale avec les moyens disponibles.
Alors que les naufrages continuent de relancer le débat sur la sécurité de la navigation en RDC, le GET appelle à privilégier une approche structurelle et à inscrire la question de la sécurité fluviale au cœur des prochaines discussions nationales sur la mobilité.
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