Le concours met l’intelligence artificielle au service des défis liés à l’emploi, à l’entrepreneuriat, à l’éducation et aux enjeux urbains. L’équipe gagnante bénéficiera notamment d’un voyage d’immersion entrepreneuriale et d’un accompagnement évalué à 20 millions de CDF.‎‎

La première édition du Kinshasa AI Hackathon a officiellement lancé ses travaux ce vendredi 25 septembre à Kinshasa. Cette compétition vise à mobiliser les jeunes autour de solutions basées sur l’intelligence artificielle pour répondre à plusieurs défis auxquels fait face la République démocratique du Congo.

‎Sur environ 800 candidatures reçues, 150 participants ont été sélectionnés pour prendre part à la compétition. Durant cette première journée, ils ont travaillé sur différentes problématiques réparties autour de trois grands axes : l’emploi et l’entrepreneuriat, la formation et l’éducation des jeunes, ainsi que les défis urbains.

‎‎Le premier axe porte sur l’emploi et l’entrepreneuriat, avec l’objectif de stimuler les initiatives des jeunes et de favoriser l’émergence de nouvelles solutions. Le deuxième concerne la formation et l’éducation, notamment la manière dont l’intelligence artificielle peut permettre aux jeunes de développer et de mieux exploiter leurs capacités.

Le troisième axe est consacré aux défis urbains. Les participants sont appelés à réfléchir à des solutions permettant notamment de répondre aux problèmes liés à l’insalubrité et à l’éclairage urbain.

‎‎Pour accompagner les candidats, des coachs internationaux ont été mobilisés. Un jury est également chargé d’apprécier les différents projets développés durant la compétition. Les candidats devront revenir ce samedi pour présenter leurs solutions devant un jury d’experts.

« L’intelligence artificielle ne doit pas rester technologique »‎‎

Le coordonnateur du Kinshasa AI Hackathon, Mike Tambwe, explique que l’initiative vise notamment à rapprocher l’intelligence artificielle des réalités quotidiennes de la société congolaise.‎‎

« Nous avons choisi le Hackathon parce qu’aujourd’hui, avec l’intelligence artificielle, elle vient comme un équilibre dans notre société pour pouvoir aider les personnes qui n’ont pas la possibilité d’avoir accès à certaines informations. C’est un peu comme l’avenir de l’Internet », a-t-il déclaré.»

‎Selon lui, l’enjeu est également de faire en sorte que l’intelligence artificielle soit directement orientée vers les problématiques du pays.

‎‎« C’était important que cette intelligence artificielle ne puisse pas rester technologique, mais qu’elle puisse être orientée vers les défis que traverse notre pays, la République démocratique du Congo », a ajouté Mike Tambwe.»

‎Il inscrit cette initiative dans la dynamique de la transformation numérique portée par les autorités congolaises.
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« C’était vraiment essentiel de pouvoir organiser ce concours en suivant la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de mettre le digital au centre de sa politique », a-t-il expliqué.»

Plusieurs partenaires mobilisés

‎‎Mike Tambwe a également indiqué que l’organisation de cette compétition est portée par Virtus, 243 et Yumtoc, avec l’appui de plusieurs partenaires, notamment Majabu, la RTNC, Numérica ainsi que différents médias ayant accompagné l’événement.‎‎

Au-delà de la compétition, le programme prévoit un accompagnement destiné à favoriser le développement des projets sélectionnés. L’équipe gagnante bénéficiera notamment d’un voyage d’immersion entrepreneuriale tous frais payés, ainsi que d’un accompagnement évalué à 20 millions de CDF.‎‎

Cette immersion pourra se dérouler dans l’un des pays partenaires du programme, à savoir le Canada, le Kenya, le Congo-Brazzaville ou le Sénégal. L’objectif est de permettre aux gagnants de découvrir des écosystèmes entrepreneuriaux internationaux et de revenir avec de nouvelles expériences susceptibles de contribuer à la résolution des défis identifiés à Kinshasa.

‎À travers cette première édition, Kinshasa AI Hackathon entend également encourager les jeunes à investir davantage dans l’entrepreneuriat et à développer des initiatives répondant aux besoins du pays.

‎‎La prochaine édition est annoncée à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Elle devrait être orientée vers les entreprises de sous-traitance et la recherche de solutions en lien avec les grands groupes miniers.

‎‎L’ambition affichée est ainsi d’organiser, dans le Grand Katanga, une compétition mettant en relation les jeunes entrepreneurs, les entreprises de sous-traitance et le secteur minier autour de solutions innovantes.

Gary Ngali.

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