
Kinshasa, le 17 août 2026
Au lendemain de la clôture de la revue annuelle 2025-2026 de l’enseignement des sciences de santé, la Direction de l’Enseignement des Sciences de Santé (DESS) a lancé, lundi 17 août à Kinshasa, un atelier consacré à la présentation et à l’appropriation du Plan national de développement des établissements d’enseignement des sciences de santé (PNDESS) 2026-2030.
Prévue sur deux jours, jusqu’au mardi 18 août, cette activité réunit notamment les chefs des bureaux provinciaux de l’enseignement des sciences de santé. Elle bénéficie de l’appui financier de Marie Stopes International.


L’objectif principal est de permettre aux différentes parties prenantes de mieux comprendre le contenu du PNDESS et de préparer les conditions de sa mise en œuvre. Le plan prévoit notamment sa présentation aux acteurs concernés, son appropriation ainsi que l’élaboration d’une feuille de route devant accompagner son exécution.
Le Plan National de Développement des Établissements d’Enseignement des sciences de santé (PNDESS) constitue une déclinaison du Plan national de développement sanitaire 2024-2033, tout en s’inscrivant dans la mise en œuvre du Plan national de développement des ressources humaines pour la santé.

Trois axes stratégiques prioritaires
Selon Gérard Kahombo, chef de division chargé de la gestion des programmes pédagogiques et de l’évaluation au sein de la DESS, le plan quinquennal repose sur trois principaux axes stratégiques, définis à partir d’un diagnostic et d’une analyse situationnelle du secteur.
Le premier axe concerne la gouvernance et le leadership. Il porte notamment sur les normes, les directives ainsi que les textes légaux et réglementaires nécessaires à l’organisation et au fonctionnement des établissements d’enseignement des sciences de santé.
Le deuxième axe est éducationnel et motivationnel. Il vise principalement le renforcement des capacités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des réformes et des programmes.
Le troisième axe, environnemental, met l’accent sur l’intégration et la modernisation des outils d’enseignement et d’apprentissage.
À ces priorités s’ajoute un aspect jugé majeur pour la réussite du plan : l’intégration du numérique et du didactique dans l’enseignement des sciences de santé.
« Nous avons défini une vision et élaboré une théorie du changement qui reprend les axes sur lesquels nous avons travaillé, la chaîne de résultats ainsi que la vision du plan », a expliqué Gérard Kahombo.

Les provinces appelées à s’approprier le plan
Pour cette première journée, les travaux ont essentiellement porté sur la présentation d’une synthèse du PNDESS, suivie d’échanges avec les participants et d’un exercice d’appropriation.
Cette étape permet à chaque bureau provincial de se situer par rapport au diagnostic réalisé, aux actions identifiées et aux activités retenues. L’objectif est également de permettre aux équipes provinciales d’aligner certaines de ces activités sur leur plan d’action opérationnel pour l’année prochaine
À terme, l’ensemble des activités prévues dans le PNDESS devra être réparti sur les cinq années couvertes par le plan. À court terme, la DESS souhaite toutefois que chaque province identifie un certain nombre d’actions prioritaires à intégrer dans son prochain plan d’action opérationnel.

Une feuille de route pour passer à l’action
La deuxième journée, prévue mardi 18 août, sera consacrée notamment au briefing des responsables provinciaux sur l’élaboration du plan d’action opérationnel.
À l’issue de cette séance, les participants devront intégrer les activités retenues dans la matrice du plan d’action opérationnel, afin de poursuivre le travail au niveau provincial après leur retour dans leurs entités respectives.


Au niveau national, la Direction de l’enseignement des sciences de santé (DESS) entend également poursuivre les échanges avec les partenaires techniques et financiers (PTF) et les provinces afin de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Plan National de Développement des Établissements d’Enseignement des sciences de santé (PNDESS) . Des activités de sensibilisation et de plaidoyer sont envisagées dans cette perspective.

Cette dynamique marque ainsi une nouvelle étape après la revue annuelle de l’enseignement des sciences de santé. Elle vise à transformer les constats issus du diagnostic et de la revue en actions concrètes, avec l’ambition de renforcer durablement la qualité de la formation des professionnels de santé en République démocratique du Congo.